Fleurs multicolores, drapeaux flamboyants, rues pavées… Tanger se prépare pour l’été. Des innovations accueillies aussi avec satisfaction par les habitants, heureux de voir leur cité reprendre des couleurs. Le plan de remise à niveau urbain lancé à l’arrivée du wali, Mohamed Hassad, porte ses fruits. Et les chantiers entamés suite à la signature de la convention de réaménagement du périmètre urbain de la ville de Tanger ont accéléré le processus. La capitale du détroit change vraiment de visage. L’une des premières impressions qui frappent le visiteur c’est la profusion des fleurs. Les trottoirs du boulevard de Paris et de Moulay Ismail ont été agrémentés de belles baies fleuries aux couleurs chatoyantes. Le fleurissement concerne même la place de France. La fontaine qui s’y dresse au centre a été entourée d’une couronne boutons floraux rouges.
Du côté d’Aïn Ktiouet, les espaces verts et la place centrale se sont littéralement métamorphosés. Les fleurs ont acquis droit de cité et la verdure a largement pris possession des lieux. Le principal jardin d’Aïn Ktiouet, autrefois d’une couleur gris pâle a retrouvé un vert digne. Ainsi, l’espace s’est réconcilié avec son environnement par l’élimination pure et simple du mur de son enceinte, ce qui en fait un vrai espace de promenade. En plus de casser la continuité, ces murs servaient aussi de protection pour les vagabonds de tous genres qui squattaient le parc. La disparition de ces murs a permis par la même occasion d’éviter leur attroupement.
Ces actions pour l’instant limitées à quelques artères devront être généralisées à l’ensemble de la ville. Les autorités de la ville y font leur point d’honneur. Le wali avait même annoncé, lors de son arrivée à Tanger son intention d’embellir la ville en plantant une fleur par habitant à Tanger, soit plus de 700.000 fleurs. Un vœu que beaucoup de responsables et d’élus locaux avaient qualifié de «visionnaire» mais irréaliste. La crainte de voir les fleurs détruites ou coupées en rendait plus d’un pessimiste. Mais, après une expérience en août 2005 avec la plantation de 40.000 fleurs, la population a plutôt bien réagi, ce qui a encouragé à poursuivre le projet.
Au total plus de 120 millions de DH seront dépensés en matière d’espaces verts, places et fontaines sur les cinq prochaines années. Près de 50% du total a déjà été engagés entre 2005 et le premier trimestre de 2006. L’autre innovation, ce sont les nombreux drapeaux qui flottent allégrement dans le vent. En effet, des dizaines de fanions aux couleurs unies ont été hissés dans différentes parties de la ville. Ils sont agrémentés, lors des fêtes, du drapeau national.
A noter que la rénovation de la ville avait démarré l’été 2005 avec la corniche (cf.
www.leconomiste.com). Ce qui avait contraint les bars et cafés de revoir leur architecture.