Economie et finance : Le Maroc, un environnement économique stable qui inspire confiance aux investisseurs
Posté par Nabil le 07/07/2006 04:47:37 (1195 lectures) Articles du même auteur

L'économie marocaine a enregistré, depuis l'avènement du règne de SM le Roi Mohammed VI, des performances encourageantes dans un contexte difficile, faisant ainsi preuve d'une grande capacité d'adaptation et d'absorption des chocs qui n'a laissé indifférents ni les institutions financières internationales ni les investisseurs étrangers.
Durant cette étape de consolidation des acquis et de nouveaux départs, marquée par une forte présence du Souverain sur la scène économique, le Maroc a amorcé des transformations profondes de son économie et parvenu à préserver les grands équilibres macro-économiques et financiers.


C'est ainsi qu'en terme de performances économiques, la période 1999-2005 a été marquée par un taux de croissance (3,7 pc en moyenne) désormais moins volatile que par le passé. Ce niveau de croissance demeure, cependant, insuffisant eu égard aux potentialités du pays et aux enjeux en matière de chômage et de lutte contre la pauvreté.

Une autre performance à mettre à l'actif de l'économie marocaine, c'est sa capacité à préserver les équilibres macro-économiques et financiers, ce qui a conféré plus de confiance et de visibilité aux investisseurs aussi bien étrangers que nationaux.

Durant la période 1999-2005, le Maroc a pu maîtriser l'inflation autour de 1,5 pc en moyenne, contenir le déficit budgétaire à 3 pc du PIB et réduire le poids et le coût de la dette du trésor. La dette extérieure a baissé en moyenne de 4,4 points par an entre 1999 et 2005, alors que la dette intérieure a augmenté de 2,7 pc par an.

Par ailleurs, l'économie marocaine a enregistré, durant les sept dernières années, une progression substantielle de l'épargne nationale, grâce en particulier, au dynamisme des transferts de fonds des marocains résidant à l'étranger (MRE) et une nette amélioration des réserves de change et de la position extérieure du Royaume.

Suite à cette évolution positive des recettes MRE et du bon comportement du secteur du tourisme, la balance des paiements affiche désormais un solde excédentaire, mais cet excédent ne doit pas masquer la régression chronique de la balance commerciale, qui se traduit pas une perte de compétitivité de certains secteurs exportateurs. Entre 1999-2005, le déficit de la balance commerciale a presque triplé, pour atteindre environ 20 pc du PIB en 2005.

Toutes ces performances, réalisées pourtant dans une conjoncture difficile, montrent que l'économie marocaine a acquis au fil des années une grande capacité d'adaptation et d'amortissement des chocs, ce qui a forcé l'admiration des grandes institutions financières internationales, dont la Banque mondiale et le Fonds monétaires international, qui tout en soulignant la nécessité de poursuivre les réformes, ne manquent pas de mettre l'accent à l'occasion de chaque rapport sur les avancées réalisées par le Maroc.

Les appréciations de ces institutions financières sont confirmées par les agences de notation financière Standard & Poor's et Moody's. En 2005, S&P a porté sa notation pour le Maroc de BB à BB+, alors que Moody's a établi un rapport favorable sur la perception du risque Maroc et a fait savoir que la note pourrait être améliorée si la tendance des réformes se poursuivait à moyen terme.

Bien que ces appréciations témoignent d'un surcroît de confiance des investisseurs et des bailleurs de fonds dans l'économie marocaine, un long chemin reste encore à faire sur la voie de l'amélioration de la notation du Royaume pour intégrer le cercle des pays avancés dans ce domaine.

Source : MAP

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