Les armes se sont tues lundi au Liban après l'entrée en vigueur de l'accord de cessation des hostilités entre Israël et la milice chiite du Hezbollah, qui a mis fin à un mois d'une guerre dévastatrice. Les militants du Hezbollah ont aussitôt crié victoire. Ils ont distribué des posters, célébrant le triomphe de Cheikh Nasrallah, dans la banlieue chiite de Beyrouth. En Israël, le climat politique est au contraire à l'amerture. Le Premier ministre Ehud Olmert et l'armée font face à des critiques croissantes.
C'est ainsi que Yossi Bellin, le chef de Meretz, parti de la gauche laïque, a exigé la création d'une commission d'enquête : «Nous devons savoir pourquoi Tsahal a reçu l'ordre de réaliser en 48 heures ce qu'il n'a pu faire en un mois».
En effet, les missiles du Hezbollah menacent toujours Israël. La population libanaise, elle, veut croire à la paix. Plusieurs dizaines de milliers de réfugiés ont entrepris lundi de regagner leurs habitations dans le sud du Liban.