Economie et finance : Mise à niveau de Tanger : les travaux s’accélèrent
Posté par Nabil le 27/09/2007 17:02:56 (228 lectures) Articles du même auteur

Partout, on creuse, démolit et construit. C’est l’image qu’offre Tanger aujourd’hui aux visiteurs. Lancée dans une vaste opération de mise à niveau, la ville du détroit met actuellement les bouchées doubles pour boucler ses chantiers. Elle doit faire face à de multiples échéances.
La ville est notamment candidate à l’organisation de l’Exposition internationale de 2012. Il s’agit également de se mettre au diapason des grands projets structurants lancés dans la région, en l’occurrence le port de Tanger. Elle doit aussi être prête à offrir un cadre de vie agréable à ses habitants et aux nombreux investisseurs étrangers.


En clair, Tanger se fait belle et elle y a mis les moyens. Et le changement est visible. Des fleurs, des drapeaux, des trottoirs refaits… la ville a bénéficié d’une véritable cure de jouvence.
Le plan de remise à niveau urbain, lancé dès l’arrivée du wali Mohamed Hassad en 2005, a été agréablement accueilli par les citoyens. Après les boulevards de Paris et de Moulay Ismail, c’est la rue Sidi Bouabid qui a vu arriver les bulldozers, l’été dernier. Autrefois ruelle insignifiante, la rue Sidi Bouabid offre désormais une vue dégagée sur la colline qui abrite le mausolée de Sidi Bouarrakia, le saint patron de la ville et un cimetière. Le site mortuaire a également bénéficié de travaux de restauration pour donner un plus de dignité à ce lieu de recueillement et de prière. Par ailleurs, une promenade a été aménagée le long du mur de soutènement. Elle est très appréciée des piétons. Quant aux nombreuses petites boutiques d’artisans ferronniers, celles-ci ont été repeintes aux couleurs de la ville, à chaux blanche.
La rue ainsi aménagée continue de longer Bouarrakia jusqu’à El Haddadine, la ruelle des ferronniers, l’originale. Pour le revêtement des trottoirs, on a utilisé du pavé autobloquant et facile d’entretien. Par ailleurs, la rue a été agrémentée de pots de fleurs. Comme le reste de la ville où des plantes de mille couleurs parsèment les artères et grandes places, comme la place de France.
Du côté d’Aïn Ktiouet, les espaces verts et la place centrale ont changé de look. Les fleurs ont pris possession des lieux et l’art du jardin s’y exprime dans toutes ses splendeurs. Le principal jardin d’Aïn Ktiouet, autrefois de couleur gris pâle, affiche un vert puissant et rafraîchissant. Les usagers trouvent désormais beaucoup de plaisir à y prendre l’air. D’autant plus que le mur qui l’entourait a été démoli. Et les vagabonds qui y avaient élus domicile ont été contraints de déménager.
Au total, plus de 120 millions de DH seront dépensés en matière d’espaces verts, places et fontaines d’ici 2010. Près de 50% du total ont déjà été engagés entre 2005 et le premier trimestre de 2006.
Et dans l’ensemble, le plan de remise à niveau urbaine de Tanger, l’un des projets les plus ambitieux que la ville ait connu, représente un investissement de 700 millions de DH sur cinq ans. Une convention avait été signée dans ce sens en présence du Roi le 14 janvier 2006 (cf. www.leconomiste.com). Le programme avait été précédé par un programme prioritaire de plus de 228,8 millions de DH auquel la commune a participé à hauteur de 60%.
Sur le terrain, ces actions se sont traduites par un chamboulement de la morphologie de la ville. A commencer par la corniche qui a retrouvé son aspect d’antan. En effet, les murs ont disparu et cela permet de redécouvrir la mer.

Source : L'Economiste

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