
L'année est assez exceptionnelle en terme de pluviométrie. Les éclaircies alternent avec les pluies, au bonheur des agriculteurs. Lorsque l'agriculture va, l'économie est sereine. Avec un peu de chance, la campagne agricole 2006 devrait être bonne ou plutôt «normale», selon les termes du ministère de l'Agriculture.
Les pluies de ce mois, bien réparties tant au niveau spatial que temporel, ont permis de couvrir l'ensemble du territoire. Ainsi fin mars, la pluviométrie est suffisante. Néanmoins, quelques gouttes de pluies en avril permettraient de donner à cette campagne d'excellents résultats.
Les précipitations, à elles seules, sont insuffisantes, puisque les températures agissent de manière importante au niveau des performances. Le chergui impacte énormément les récoltes. Concrètement, à aujourd'hui, les experts du ministère de l'Agriculture sont plutôt optimistes.
Mais, ce mois et celui d'avril sont décisifs. C'est cette période qui détermine le remplissage des grains. Il faudra donc attendre la mi-avril pour avoir une véritable visibilité sur la campagne. Mais d'ores et déjà , le rendement est bon au niveau de la paille et plus de 5 millions d'hectares de céréales sont semés. Les résultats dépendront bien évidemment des efforts des agriculteurs et du traitement des zones emblavées. Les champs en tout cas sont bien arrosés.
Il y a un peu moins d'un mois, la superficie totale semée en céréales d'automne s'est élevée à 5,2 millions ha, enregistrant ainsi une hausse de 2% par rapport à la campagne précédente et près de 4% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Alors que les opérations d'épandage d'engrais, de couverture et de désherbage se sont déroulées dans de bonnes conditions, cette superficie se répartit à hauteur d'un million d'hectares pour le blé dur, 2 millions ha pour le blé tendre et 2,2 millions ha pour l'orge.
Pour ce qui est des légumineuses alimentaires, les mêmes sources indiquent que les superficies semées ont atteint 301.000 ha, dont 5 % en irrigué, soit le même niveau que l'an dernier. Idem pour les légumineuses de printemps dont la superficie a atteint 8.000 hectares.
Concernant les cultures fourragères, 400.000 ha, dont 37 % en irrigué, ont été semés, alors qu'au rayon des cultures sucrières, la superficie semée en betterave à sucre a atteint 50.620 ha, ce qui a représenté 75 % du programme dédié à cette catégorie.
Les barrages se remplissent également et permettent de profiter d'un excellent volume stocké. Les niveaux atteignent presque celui de l'année précédente. Le taux de remplissage atteint près de 56 %, soit un niveau de réserve avoisinant les 8.400 milliards de m3.
Les réserves en eau dans les barrages demeurent toutefois amputées par leurs capacités gênées par le niveau d'envasement.
Fatima Mossadeq | LE MATIN