
· L’environnement, thème d’une journée d’études
· Des milliers d’espèces animales et végétales vont disparaître
A l’impossible nul n’est tenu? A voir les chiffres témoignant de la mauvaise santé de la planète, on peut finir par penser que l’homme peut décidément tout faire, sauf se remettre en cause, étant à l’origine de cette situation. Bien entendu, et fort heureusement pour le moral du public, les conférenciers qui se sont succédé pour animer la journée d’études consacrée, la semaine dernière, par le Club des étudiants de la Faculté des sciences et techniques (FST) de Tanger à «L’état de la planète» ont tous terminé leur intervention par des propos attestant que rien n’est encore irréversible. Ce qui suppose une sacrée dose de foi dans les capacités humaines à remettre tout cela d’aplomb, quand on apprend que «le sud de l’Espagne pourrait devenir une région semi-désertique d’ici 2050», ou que, selon l’Union mondiale de la nature, 15.589 espèces sont aujourd’hui menacées de disparition.
Le millénaire nouveau s’est vite distingué: 2002, 2003 et 2004 «sont les années les plus chaudes depuis que l’homme sait mesurer la température», avec une année 2004 cumulant 6 cyclones majeurs. Et le reste à l’avenant : graphes, photographies, courbes, coupes, rien n’a été épargné au public, majoritairement étudiant, de la grande salle de la Chambre de commerce de Tanger. Notre bonne vieille planète souffre de multiples pathologies et perd, bon an mal an, quelque 6 millions d’hectares de forêt amazonienne et, aussi sûrement, de ses glaces polaires (soit des ressources en eau douce et en capacités de refroidissement).<br /><br />«L’homme récolte ce qu’il a semé» et «la Terre ne peut donner que ce qu’elle a» font parties des formules énoncées, qui expliquent l’origine de la menace sur les stocks de poisson, comme celle des risques d’épidémies cardio-pulmonaires attendues de la disparition du tapis herbacé causée par le surpâturage, le tassement de la terre près des puits, et l’impossibilité pour le sol d’absorber le trop-plein d’eau des inondations…<br /><br />Mais en parlant d’eau, où en est la Méditerranée? Elle a survécu il y a 6 millions d’années à un assèchement pour cause de fermeture du détroit! Depuis, elle a permis l’éclosion et l’épanouissement de l’herbier de Posidonie, où trois quarts des espèces marines se développent, et qui sert de support à de nombreux poissons, invertébrés et autres crustacés. Elle constitue la deuxième réserve mondiale d’espèces de poissons… Mais la Belle Bleue est en danger aujourd’hui, polluée par les rejets de 60 accidents de bateau annuels, qui viennent s’ajouter aux effets non maîtrisés de l’activité de production industrielle et agricole. La planète va mal. C’est le message lucide de cette journée, qui se clôt sur une note d’espoir puisque la rencontre visait aussi l’objectif d’«informer la population locale des projets en cours relatifs à l’environnement afin de valoriser et de protéger nos richesses locales» et «de sensibiliser le public au concept du développement durable».<br /><br /><br />Nacer OURAMDANE<br /><br />Article de <a href="
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