C'est véritablement l'union des cultures qui a été célébrée samedi à Fès par le Festival des musiques sacrées du monde. Le «Rythme de la parole», le nouveau spectacle de l'artiste iranien Keyvan Chemirani et de ses trois compagnons, Iranien, Africain et Indien, a enthousiasmé les spectateurs. Il s'agissait d'une conversion musicale. Une conversation musicale en trois langues : le persan, le tamoul et le bambara. Le chant : celui d'Ali Reza Ghorbani est le chant persan ; celui de Sudha Ragunathan est le chant carnatique de l'Inde du Sud ; et celui de Nahawa Doumbia est celui du Wassonlon, au Mali ; trois immenses chanteurs, porteurs chacun d'une tradition vocale non moins immense.